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L'Evangile selon Judah

évangile de Judas
Photo du traitement de l'évangile de Judas (National Geographic)

Evangile selon Judas : vérité ou falsification ?

 

Il est intéressant de constater autour de nous un intérêt soudain pour certains sujets en rapport direct avec la Bible. Ces derniers mois, les médias se sont penchés sur le roman mystico-religieux de Dan Brown et sa version cinéma, et plus récemment sur cette découverte étonnante de l’Evangile selon Judas,

 

Le scoop de l’Evangile de Judas

En avril 2006, la National Geographic Society présente, en grande pompe, le résultat de plusieurs années de travail sur cet ancien manuscrit connu dans les premiers siècles du christianisme. Les Pères de l’Eglise mettaient en garde les chrétiens contre les enseignements ésotériques dangereux des gnostiques. Ils parlaient par exemple des Caïnites qui se réclamaient d’une descendance de Caïn, de Koré, et des Sodomites… Pour appuyer leurs divagations, ce mouvement gnostique citait notamment un étrange évangile expliquant que Judas était parfaitement informé de toutes ces choses, alors que les autres disciples n’en savaient rien. Ce pseudo évangile faisait de Judas, selon les propos d’Irénée de Lyon (vers 180), celui qui “ accomplissait le mystère de la trahison, et par lui, toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre seraient jetés dans la confusion ». Irénée poursuit : « Avec ce genre d’histoire imaginaire, ils ont conçu l’Evangile de Judas ”. (Contre les hérétiques, Livre I. 31, voir aussi Epiphanius et Theodoret). Irénée, comme la très grande majorité des Pères de l’Eglise, respectueux du texte biblique, réfutait totalement ce genre de fabulations. Cependant ce texte est une source d’information remarquable à propos du gnosticisme.

 

Comme des centaines d’écrits apocryphes, l’Evangile de Judas, était tombé dans les oubliettes, jusqu’en 1970, où des fellahs égyptiens découvrent un codex en Haute-Egypte. Ils le vendent à un joaillier du Caire. Après de nombreuses péripéties et des sommes d’argent fabuleuses, il atterrit en avril 2001 à la Fondation Maecenas qui passe un accord financier avec la National Geographic Society pour reconstituer et exploiter le manuscrit. Après expertise, il est bien reconnu comme le texte apocryphe qu’Irénée mentionne, même si la copie retrouvée est datée du 3e ou 4e siècle.

 

Nos sources de référence

La découverte de cet Evangile pose de nouveau la question des véritables textes bibliques inspirés. Déjà, à sa façon, le roman de Dan Brown, le Da Vinci Code, remettait en question la vérité des textes bibliques que nous avons aujourd’hui. Sa supposition, par exemple, d’un mariage de Jésus avec Marie de Madeleine s’inspire d’une littérature biblique « non-reconnue » par les premiers chrétiens, et appelé à juste titre, textes apocryphes (du mot secret, qui, par extension, a donné le sens de non-authentique). L’Evangile de Juda, comme de nombreux autres textes, fait partie de ces écrits très discutables.

 

La référence biblique

Mais comment avoir la certitude que les textes bibliques que nous avons entre nos mains sont réellement ceux que les apôtres du Christ ont voulu transmettre ? Ce n’est pas en quelques phrases que nous donnerons une réponse complète à cette question, nous renvoyons à des études plus conséquentes faites par des spécialistes de la question, comme F.F. Bruce, Les documents du Nouveau testament peut-on s’y fier ? 1. Même s’il restera toujours un pas de foi pour accepter la Bible comme pleinement inspirée par Dieu, de nombreux faits appuient néanmoins l’historicité des textes bibliques tant au niveau archéologique que littéraire.

 

L’apôtre Pierre, témoin direct de la vie de Jésus, écrivait : " La parole du Seigneur demeure éternellement. Cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’Évangile " (1 Pier 2.24)

" Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ… Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur… car ce n’est nullement par une volonté humaine qu’une prophétie a jamais été présentée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ". 2 Pier 1.16-21

 

Et les conclusions de l’Evangile de Judas ?

Une comparaison, même sommaire, du contenu de ce pseudo-Evangile avec les vrais textes bibliques fait ressortir des différences majeures. Sans entrer dans le détail, soulignons que si Judas est bien l’un des douze apôtres choisis par Jésus, qu’il a renoncé dans un premier temps à tous ses projets afin de suivre le Maître, la situation s’est progressivement détériorée. Judas n’est pas, comme le prétend ce texte apocryphe, un disciple supérieur aux autres à qui Jésus aurait accordé des révélations particulières. Jésus a su assez vite qui le trahirait, conformément d’ailleurs aux prophéties écrites dans le Psaume 41.9. Il l’appelle même le fils de la perdition (Jn 17.12). L’histoire religieuse occidentale a certainement noirci la figure de Judas, mais la Bible nous le présente néanmoins comme un traître qui livra son ami, puis finit par le suicide. Il est la figure de ceux qui ont été des plus proches du Christ sans réellement Lui avoir laissé les rênes de sa vie, un peu comme ces disciples qui auront accompli des miracles en son nom et à qui Jésus dira au Jour du jugement : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Mat 7.23).

Cette connaissance dont parle Jésus dans ce texte renvoie à un accueil au plus profond de notre être de Son autorité, condition sans laquelle, une connaissance intime ne peut s’accomplir.

 

La question de la Vérité

Les récents débats médiatiques sur Judas ou sur le Da Vinci Code, au-delà de la curiosité et du divertissement, pose discrètement la question de la Vérité sur les sources de la connaissance, voire sur le sens même de nos existences. L’évangile de Judas écarte les écrits bibliques reconnus comme « canoniques », le roman de Dan Brown écarte lui, en plus, les grandes institutions religieuses humaines. Brown, sur ce dernier point, n’a peut-être pas tort. Jésus nous a mis en garde sur toutes les traditions humaines qui éloigneraient l’être humain de la vérité révélée par la parole de Dieu (Mat 15.6) ainsi que des dangers qui guettent les grandes institutions religieuses (Mat 23).

Mais en proposant de connaître la Vérité par les fabulations mystico-ésotériques des écrits apocryphes, nous risquons de nous égarer loin de la véritable source de vérité que représente le Christ. L'apôtre Paul metttait en garde les chrétiens de Colosse face à l'enseignement des gnostiques : "Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie  et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur  les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et  de toute autorité". (Col 2.8-10).


Reynald Kozycki

 

1 Edition Farel 1987. Voir aussi le livre La Bible vrai ou faux, coordonné par Alain Stamp, Edition AES, ou sur internet, par exemple l’article de Robert Montgomery à l’adressewww.ilyaplus.com/spiritualite/fiabilitedunt.html ou le livre de Josh Mcdowell à l’adressehttp://www.lifeagape.org/nafarabic/french/more_carpenter/mtc4.htm

Lettre d'amour de Dieu

  • Mon Enfant,

    Je regarde jusqu'au fond de ton cœur et je sais tout de toi. (Psaume 139.1)
    Je sais quand tu t'assieds et quand tu te lèves. (Psaume 139.2)
    Je te vois quand tu marches et quand tu te couches. 

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